Wanda Smoragiewicz

Le rôle des moisissures dans le "syndrome des tours à bureaux"

Une étude de cas portant sur la qualité de l'air et son impact sur la santé, à l'hôpital Saint-François-d'Assise à Québec, a déjà montré que les moisissures et leurs toxines méritent une attention particulière à cause de leur potentiel toxinogène chez les humains. De plus, des médecins du Québec associent certains effets des toxines et des spores de moisissures au nouveau syndrome d'extrême fatigue qui se rencontre chez plusieurs travailleurs dans les hôpitaux. Dans ce contexte, l'étude des aspects microbiologiques des moisissures comme paramètres de la qualité de l'air, ainsi que de leurs relations avec les habitudes de gestion des systèmes de ventilation, s'impose.

Les résultats de la recherche menée par le Dr Smoragiewicz à l'hôpital Saint-François-d'Assise démontrent clairement la présence de plusieurs moisissures à caractère pathogène dans les systèmes de ventilation et dans les locaux. Ils ont de plus démontré que certaines souches, notamment Stachybotrys atra etTrichoderma viride, sécrètent des toxines de type trichothécènes reconnues pour leurs effets neurotoxiques et immunosuppresseurs.

Dans la poursuite de ses recherches, le Dr Smoragiewicz vise donc à mieux connaître les moisissures, leurs rôles et les mécanismes en cause dans les problèmes reliés à la qualité de l'air dans les édifices hermétiques, ventilés mécaniquement. Deux hypothèses de recherche sont mises de l'avant: d'une part, les moisissures et leurs toxines sont responsables de certaines maladies d'origine encore inconnue reliées à la qualité de l'air intérieur et, d'autre part, il sera possible de prévenir ces maladies par la modification des normes d'utilisation et de gestion des systèmes de ventilation, de chauffage et de climatisation (VCC). Pour réaliser son programme de recherche, le Dr Smoragiewicz effectuera une étude expérimentale en laboratoire pour la partie microbiologie-biochimie.

Les étapes de la méthodologie consistent en la sélection de plusieurs souches productrices de trichothécènes, l'extraction et la reconnaissance des toxines sécrétées par les moisissures en banque, la purification des extraits des trichothécènes pour études ultérieures immunologique et génotoxique, le dosage quantitatif des trichothécènes, l'élaboration d'un test qualitatif rapide, applicable in situ au dépistage des souches productrices de toxines et la détermination des paramètres optima de production des trichothécènes.

Par cette étude, le Dr Smoragiewicz espère valider des hypothèses qui justifieraient l'élargissement du champ d'investigation aux domaines de l'immunologie, de la génétique et de l'impact sur la santé. Elle compte aussi être en mesure de mettre au point des tests de dépistage des moisissures toxinogènes et de leurs toxines.

Production des probiotiques à partir de sous-produits de l'industrie agro-alimentaire

Le projet vise le développement et l'application d'une méthode naturelle de lutte contre la contamination des productions animales par les Salmonelles et autres pathogènes, soit l'utilisation de probiotiques. De plus, certains sous-produits de l'industrie agro-alimentaire qui constituent actuellement une charge polluante importante, pourraient être valorisés par leur utilisation comme milieu de culture pour la production de ces probiotiques.

Possibilités de financement de l'industrie privée.