
Quatre projets uqamiens reçoivent des subventions par l’entremise du Fonds des leaders John-R.-Evans.
La Fondations canadienne pour l’innovation (FCI) soutiendra quatre nouveaux projets à l’UQAM à travers le Fonds des leaders John-R.-Evans. La somme totale des investissements pour ces infrastructures, qui comprend la contribution du Québec et celles de divers partenaires, s’élève à 4 099 348 $. Les quatre projets financés sont menés par les professeurs Guillaume Goubert (chimie), Étienne Boucher (géographie) et Benoît Vanderperre (sciences biologiques) et la professeure Cécile Bulle (stratégie, responsabilité sociale et environnementale).
Ces financements font partie d’un octroi de près de 134 millions de dollars afin de soutenir des projets d’infrastructure de recherche dans 63 établissements postsecondaires partout au pays. L’annonce en a été faite par le gouvernement du Canada le 10 octobre.
Plateforme pour l’étude du protéome sombre dans les neuropathies
Chercheur : Benoît Vanderperre (sciences biologiques)
Montant total du projet: 1 185 288 $
Contribution FCI: 474 115 $
Contribution gouvernement du Québec: 474 115 $
Autres contributions: 237 058 $
La recherche biomédicale est actuellement centrée sur l’étude d’un nombre restreint de protéines au sein d’un très vaste protéome. Ce projet vise à élucider le rôle de protéines peu ou pas étudiées, le «protéome sombre», dans le contexte des neuropathies.
Le programme de recherche utilisera des cellules en culture (incluant des cellules neurales humaines) comme modèle d’étude et se déploiera en deux axes. L’axe A comprend l’étude de la fonction des protéines alternatives dans des processus cellulaires clés des neuropathies. Dans un premier volet, des protéines alternatives candidates – choisies pour leur expression abondante dans le système nerveux – seront étudiées à l’aide de techniques de biologie cellulaire, de biochimie et multi-omiques. Dans le deuxième volet, l’équipe utilisera une méthode génomique non biaisée pour étudier la fonction de milliers de protéines alternatives simultanément.
L’axe B vise à identifier les mécanismes cellulaires par lesquels certaines protéines peu ou pas étudiées sont impliquées dans la progression des synucléinopathies, dont la maladie de Parkinson, à ce jour incurables. De plus, le rôle des protéines alternatives dans des processus cellulaires clés des synucléinopathies sera déterminé de manière non biaisée en utilisant la même méthode génomique que dans l’axe A.
Le projet sur le protéome inexploré revêt un potentiel immense pour l’avancement des connaissances sur les neuropathies et au-delà. La méthode génomique permettant d’étudier la fonction de milliers de protéines alternatives simultanément sera le premier outil de ce type partagé librement avec la communauté scientifique. En démocratisant l’étude des protéines alternatives, qui pâtit actuellement d’un manque cruel d’outils de recherche, ce projet permettra d’accélérer les découvertes.
La formation de pointe prodiguée au personnel hautement qualifié et aux autres utilisateurs de l’infrastructure – qui combine la microscopie à haut débit, la culture de cellules modèles pour l’étude de neuropathies et les approches multi-omiques – contribuera à préparer la relève.
Les découvertes issues de ce programme de recherche fourniront de nouvelles stratégies pour diagnostiquer et prévenir les désordres neurologiques ainsi que pour élaborer des approches thérapeutiques résolument novatrices, contribuant à réduire les coûts pour le système de santé.
















